LES ÉTAPES CLÉS DE KLIPSCH
Depuis plus de 80 ans, Klipsch conçoit et développe ses produits en interne avec les personnes les plus talentueuses, compétentes et passionnées de l'industrie – à commencer par notre fondateur, Paul W. Klipsch. Découvrez ci-dessous comment ce pionnier et esprit non conformiste a lancé une entreprise qui continue aujourd'hui de transformer le monde de la hi-fi


1904
TOUT A COMMENCÉ AVEC PWK
Né le 9 mars 1904 à Elkhart, dans l'Indiana, Paul W. Klipsch (PWK) grandit à El Paso, au Texas, où il construit ses premières radios (devenant ainsi radioamateur), mène des expériences avec des casques audio, se passionne pour les locomotives et joue du cornet dans une fanfare. Bien qu'il plaisantait en disant qu'il avait été diplômé dernier de sa classe au lycée, il figura sur le tableau d'honneur les quatre années durant à la New Mexico State University, aujourd'hui siège de la Klipsch School of Electrical and Computer Engineering. Chaque année, à l'occasion de son anniversaire, ses admirateurs et les habitants de Hope, en Arkansas, célèbrent son héritage lors du Klipsch Pilgrimage et de la PWK Birthday Bash, avec le Klipsch Museum of Audio History.

1930s
LES PRÉMICES D'UNE IDÉE
Après avoir quitté la New Mexico State University, PWK conçoit des radios chez General Electric, puis part travailler comme ingénieur électricien junior pour l'Anglo-Chilean Consolidated Nitrate Corporation à Tocopilla, au Chili. C'est là qu'il compare son haut-parleur radio en forme de pavillon à celui, à cône, d'un ami, et qu'il découvre la supériorité du pavillon en matière d'efficacité. De retour aux États-Unis pour des études supérieures, une remarque faite en 1933 par un collègue de Stanford — selon laquelle « tous les haut-parleurs sonnent mieux dans un coin » — le pousse à approfondir sa réflexion sur la conception des haut-parleurs.

1941
GUERRE ET ESPOIR
Anticipant l'entrée en guerre des États-Unis dans la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement ouvre un site d'essais de munitions à Hope, en Arkansas, où le major Paul W. Klipsch, formé au ROTC, est envoyé en tant qu'ingénieur en chef et second commandant. Sur plus de 50 000 acres, il dirige des milliers de soldats dans le test de plus de 3 millions de munitions et la construction de 242 bâtiments — dont certains deviendront plus tard l'usine Klipsch et le Klipsch Museum of Audio History. Malgré des semaines de travail de 70 à 90 heures, PWK trouve tout de même le temps de finaliser la conception de son haut-parleur légendaire – le Klipschorn®. Les visiteurs de ses quartiers d'officier, impressionnés par le réalisme de la reproduction sonore, l'encouragent à se lancer dans la fabrication à son propre compte.

1946
OUVERTURE DE L'ENTREPRISE
S'appuyant sur l'idée que les haut-parleurs à pavillon sont plus efficaces et moins sujets à la distorsion, Paul W. Klipsch développe un prototype rudimentaire du Klipschorn. Il obtient un brevet pour sa conception de haut-parleur et donne littéralement le coup d'envoi à l'ère de la hi-fi. En 1946, PWK fonde l'entreprise sous le nom de Klipsch & Associates et commence à produire ses pavillons haute fréquence dans un hangar en tôle à Hope, en Arkansas. Un ébéniste local ainsi que la Baldwin Piano Company l'assistent dans la fabrication des caissons basse fréquence pour ses vingt premiers haut-parleurs Klipschorn.

1948
PREMIÈRE USINE ET LABORATOIRE KLIPSCH
En 1948, Paul W. Klipsch et son premier employé, ayant dépassé les capacités du hangar en tôle, installent l'entreprise dans le bâtiment du central téléphonique du site d'essais militaire de Southwestern Proving Ground, à Hope, en Arkansas. PWK rachète au gouvernement des États-Unis l'un des nombreux bâtiments qu'il avait lui-même contribué à construire pendant la guerre. Un laboratoire de recherche acoustique et un bureau sont installés au rez-de-chaussée, tandis que le sous-sol est aménagé pour la production des haut-parleurs. Avec ses plafonds de 3 mètres de hauteur au sous-sol et son ascenseur à manivelle, le bâtiment se prêtait parfaitement à la fabrication de haut-parleurs. Le premier Klipschorn construit ici porte le numéro 121, PWK ayant ajouté 100 au numéro de série pour donner l'impression que l'entreprise était plus grande qu'elle ne l'était en réalité. Siège de Klipsch and Associates de 1948 à 1952, le bâtiment abrite aujourd'hui the Klipsch Museum of Audio History.

1956
La Division KlipschTape
Fin 1956, Paul W. Klipsch propose à un jeune homme un poste de musicien maison. John Eargle vient tout juste de terminer son service militaire et souhaite mettre à profit son diplôme de la Eastman School of Music. Originaire de Texarkana, à un peu plus de 30 miles de Hope, il avait déjà travaillé à temps partiel pour Paul dès 1953 au moins. Il rejoint officiellement l'entreprise début 1957, marquant la naissance de la division KlipschTape.
Cette initiative consistait à vendre commercialement des enregistrements stéréo préenregistrés aux revendeurs Klipsch et aux passionnés de hi-fi, l'idée étant de fournir un matériel de démonstration exemplaire pour mettre en valeur le Klipschorn lors des nombreux salons professionnels de l'époque. Klipsch et Eargle parcourent alors le pays pour enregistrer des concerts de jazz, des récitals d'orgue, des performances chorales et bien d'autres événements en direct (y compris des effets sonores tels que des parties de ping-pong, des défilés ou des locomotives à vapeur). Il s'agissait de l'une des toutes premières tentatives d'un fabricant d'équipement audio à proposer directement des bandes maîtresses aux amateurs de son — parmi les tout premiers enregistrements stéréo jamais proposés au grand public.
Après deux ans et des centaines d'enregistrements de haute qualité, l'aventure est abandonnée. PWK écrira plus tard qu'elle s'était soldée par une perte de 10 000 dollars en 1959. Eargle deviendra quant à lui un pionnier de l'ingénierie audio et du développement produit chez JBL, remportant au passage des Grammy Awards et un Oscar.
En 2011, certains des enregistrements maîtres des KlipschTapes ont été redécouverts. Contre toute attente, ils avaient résisté à plus de 50 ans de stockage dans des conditions non contrôlées en Arkansas. Une sélection de pistes a depuis été numérisée, et la qualité sonore, dans l'ensemble, s'est révélée incroyable. Ces enregistrements offrent un témoignage fascinant des débuts de la technologie d'enregistrement et de la culture populaire de l'époque. Les bandes font actuellement l'objet d'un inventaire, dans l'espoir d'y trouver encore d'autres trésors à partager avec le public.

1957
UN PEU D'HÉRÉSIE FAIT DU BIEN À L'ÂME
Paul W. Klipsch présente le haut-parleur Heresy en 1957. Il s'agissait, dans les faits, du tout premier haut-parleur central commercial au monde, conçu pour l'image centrale d'une configuration stéréo à trois canaux. (À noter : le premier disque LP stéréo commercial ne sortira qu'en 1958.) Son nom lui vient d'une remarque lancée par un collaborateur : « Que Paul Klipsch conçoive un haut-parleur qui ne se place pas dans un coin, ce serait une hérésie. » Ce à quoi PWK répondit : « C'est exactement comme ça que je vais l'appeler ! »
Un an plus tard, la Klipsch Heresy est présentée lors de l'Exposition universelle de Bruxelles, en Belgique. Figurant sur de nombreuses listes des meilleurs haut-parleurs de tous les temps, la Heresy (aujourd'hui dans sa version IV) est toujours fabriquée par Klipsch à Hope, en Arkansas, pour le plus grand plaisir des mélomanes du monde entier. Sa taille compacte, ses performances impressionnantes et sa flexibilité de placement en font une valeur sûre — aussi bien dans les salons que dans les églises ou les boîtes de nuit.

1958
Une première sur la scène mondiale
L'Exposition universelle de 1958 se tient à Bruxelles, en Belgique. Don Davis, audiophile de 27 ans, voyage alors en Europe avec son épouse Carolyn. Après avoir découvert avec consternation le matériel audio bas de gamme censé représenter l'industrie américaine du son, ils rentrent aux États-Unis et parviennent à convaincre le Département d'État de les laisser remédier à la situation.
Ils repartent pour Bruxelles avec deux amis (George Petry et Bill Bell), à bord d'un avion de ligne chargé de plus d'une tonne de composants audio à la pointe de la technologie — signés Scott, Marantz, Ampex, Altec, Fairchild et Klipsch. Le pavillon national américain leur est confié pour des après-midi entières, avec un programme organisé de diffusion musicale mono et stéréo ainsi que d'effets sonores. Les équipements électroniques sont exposés sur des tables au fond de l'auditorium, à la vue de tous. Sur scène, deux Klipschorn sont dissimulés dans de faux coins, tandis que la toute nouvelle Klipsch Heresy® fait office de canal central. Cette installation haut de gamme produit un résultat saisissant, et chaque démonstration se joue à guichets fermés.
De retour aux États-Unis, Don Davis est embauché par Paul W. Klipsch. Lui et Carolyn s'installent peu après à Hope, en Arkansas.


1959
L'Ouest va à l'Est
L'Exposition nationale américaine ouvre ses portes à Moscou à l'été 1959, en pleine Guerre froide, présentant les modes de vie et les technologies américains et soviétiques l'un à l'autre ainsi qu'à un public télévisé mondial. L'événement met en vedette de grands innovateurs américains : R. Buckminster Fuller conçoit le dôme géodésique abritant le hall d'exposition, tandis que Charles et Ray Eames créent une installation multimédia synchronisée à sept écrans ainsi que l'identité visuelle de l'exposition. C'est là que le vice-président Richard Nixon débat, dans une cuisine témoin restée célèbre, avec Nikita Khrouchtchev.
Don Davis, de Klipsch & Associates, intervient comme consultant audio pour le Département du Commerce des États-Unis et fait la démonstration des technologies Klipsch. Dans un pavillon en forme de « cage à poules » (« Jungle Gym ») conçu par George Nelson, l'Institute of High-Fidelity Manufacturers présente des systèmes audio, dont une configuration à trois canaux composée d'un Klipschorn et d'un Heresy — surnommée « le système ultime ». Des enregistrements de jazz y sont diffusés, souvent à très fort volume, par des visiteurs curieux qui grimpaient parfois sur la structure pour pousser le son au maximum.

1959
CORNWALL : UNE EFFICACITÉ SANS EFFORT
Le haut-parleur Klipsch Cornwall a été développé après que Paul W. Klipsch a créé la Heresy en 1957 comme canal central entre deux Klipschorn. Constatant le besoin d'un haut-parleur central offrant une réponse en fréquence plus complète, il conçoit la Cornwall en 1959, en faisant l'un des tout premiers haut-parleurs centraux produits commercialement (aux côtés de la Heresy). Elle adoptait une conception trois voies, associant le système tweeter/médium à pavillon déjà éprouvé de PWK à un caisson de grave ventilé.
Présentée en avant-première au New York Audio Fair, où un concours fut organisé pour lui trouver un nom, elle fut baptisée « Cornwall » en référence à sa capacité à être placée dans un coin (« corner ») ou contre un mur (« wall »). Les premiers modèles utilisaient des composants Electro-Voice et Jensen, remplacés par la suite par des haut-parleurs Klipsch sur mesure et des pavillons à la conception évolutive. Au fil du temps, les mises à jour ont amélioré la réponse en fréquence, encore réduit la distorsion et affiné la fabrication.
Fabriquée à la main par des artisans à Hope, en Arkansas, la Klipsch Cornwall IV, digne d'un héritage familial, continue de faire le bonheur des mélomanes du monde entier.

1963
LA SCALA : LA DIVA DYNAMIQUE
Paul W. Klipsch conçoit le haut-parleur Klipsch La Scala (nommé en référence au célèbre opéra milanais, le Teatro alla Scala) à destination du secteur des arts de la scène. Dévoilée comme haut-parleur de sonorisation pour la campagne du candidat au poste de gouverneur de l'Arkansas, Winthrop Rockefeller, son efficacité et ses performances inégalées lui assurèrent d'entrer dans l'histoire de la hi-fi.
À l'origine, la Klipsch La Scala était fabriquée en bois brut, afin de pouvoir être installée et peinte selon le décor d'un club, d'une église ou d'un lieu événementiel. Un modèle industriel fut ensuite produit pour la sonorisation mobile en direct, doté d'un revêtement protecteur et de poignées.
Aujourd'hui, la Klipsch La Scala AL6 incarne le son haut de gamme dans un écrin somptueux, à la hauteur de son héritage. Elle est toujours fabriquée à la main par des artisans à Hope, en Arkansas — dans la même usine où elle a vu le jour.

1965
BULLSHIT
Au milieu des années 1960, Bob Moers, alors président de Klipsch, remplace l'agence de publicité historique de l'entreprise (Goodloe Stuck) par une agence de Chicago. Lors de la toute première visite de la nouvelle agence dans les bureaux de Klipsch, Paul W. Klipsch lance un magazine hi-fi en l'air en s'écriant : « Bullshit ! » (« Foutaises ! »). Il en avait assez des fabricants de haut-parleurs qui prétendaient à tort défier les lois de la physique avec leurs dernières inventions.
Non seulement notre célèbre slogan « Bullshit » est né de cet éclat, mais la campagne publicitaire « Ho Hum, Another Major Breakthrough » (« Encore une soi-disant avancée majeure ») vit également le jour à cette occasion. PWK se mit alors à distribuer de petits badges jaunes dans les magasins hi-fi et les salons professionnels, à porter sous le revers de la veste et à exhiber au moment opportun.
En 1975, le fameux t-shirt « Bullshit » fait ses débuts, et chaque employé en reçoit un pour une séance photo devant le quai d'expédition. Peu après, un étudiant de l'Université de l'Arkansas se fait exclure de son cours pour avoir porté ce t-shirt provocateur. Klipsch & Associates prend alors en charge ses frais d'avocat.
Aujourd'hui encore, des badges « Bullshit » sont remis aux visiteurs du siège social et du musée Klipsch, en souvenir des véritables fondements scientifiques de nos recherches acoustiques.

1969
BRANCHE-TOI, MONTE LE SON
La culture sociale en pleine mutation de la fin des années 1960 suscite un intérêt croissant pour la musique stéréo et la hi-fi, avec Klipsch en tête de file. La chaîne stéréo devient alors un élément incontournable de tout foyer, garçonnière ou lieu de fête.
Paul W. Klipsch et Bob Moers, alors président de Klipsch, sillonnent le pays à bord de l'avion personnel de PWK, visitant la nouvelle vague de magasins stéréo qui fleurissent alors partout aux États-Unis, tout en distribuant leurs badges « Bullshit ». Les magazines lifestyle publient critiques et recommandations sur les produits Klipsch, tandis que la « British Invasion » et l'essor du psychédélisme génèrent une abondance de matériel sonore propice à une écoute inspirée.
C'est dans cette dynamique que le logo Klipsch est modernisé, avec une nouvelle typographie et les couleurs vives caractéristiques de l'époque.

1971
LA REINE DU BAL
Fin 1970, plusieurs tentatives infructueuses sont menées, sur quelques unités fabriquées sur commande spéciale par l'atelier d'ébénisterie de Klipsch, pour moderniser l'allure industrielle du haut-parleur La Scala. Ces modifications esthétiques s'avéraient toutefois difficiles à mettre en œuvre en raison de la conception même du caisson.
En 1971, Paul W. Klipsch présente la Belle Klipsch, un haut-parleur aux proportions repensées, offrant des performances acoustiques essentiellement identiques à celles de la La Scala – mais avec une esthétique bien plus soignée. Il la nomme en hommage à sa première épouse, Eva Belle (Hulling) Klipsch. Le couple était marié depuis 1928, et ce jusqu'au décès d'Eva Belle en 1976.
La Belle Klipsch était un élégant haut-parleur colonne trois voies, doté de transducteurs entièrement chargés par pavillon et d'un caisson de grave à pavillon replié. Réputée pour son efficacité extrême et sa faible distorsion, elle demeure aujourd'hui encore très estimée au sein de la communauté audiophile. La production de la Belle Klipsch a pris fin au milieu des années 1990.

1977
SON PROFESSIONNEL
La poursuite des recherches sur les conceptions à pavillon haute efficacité et leurs applications potentielles pousse Klipsch & Associates à se lancer, en 1977, dans la production de haut-parleurs destinés aux grandes salles. Sa gamme professionnelle s'enrichit alors de la série MCM, des enceintes de 225 kg conçues pour la sonorisation de tournées, de concerts en direct et de salles de cinéma.
La série MCM a ainsi ancré durablement l'engagement de Klipsch envers les secteurs de l'audio professionnel et des installations sur mesure, avec des produits fiables, à la sonorité remarquable et fabriqués aux États-Unis. Aujourd'hui, les haut-parleurs commerciaux Klipsch, à la fois puissants et précis, équipent les meilleures salles de cinéma immersif ainsi que de nombreuses salles de spectacle à travers le monde.

1978
ARGENT ET OR
À la fin des années 1970 et au début des années 1980, les distinctions et l'intérêt pour les haut-parleurs à pavillon — ainsi que pour le génie excentrique qui les avait conçus — affluent sans discontinuer. Paul W. Klipsch reçoit en 1978 la prestigieuse médaille d'argent de l'Audio Engineering Society, pour ses contributions exceptionnelles à la conception des haut-parleurs et à la mesure de la distorsion — une reconnaissance qui le mènera, cinq ans plus tard, à son intronisation à l'Audio Hall of Fame.
La technologie des haut-parleurs Klipsch continue par ailleurs de s'étendre aux applications sonores commerciales, et de nombreux artistes se tournent vers Klipsch pour bénéficier d'une reproduction sonore fidèle en studio. Parmi d'autres, le Record Plant (à New York) et l'Enactron Mobile Studio ont ainsi utilisé des haut-parleurs Klipsch pour produire d'innombrables albums d'or et de platine.

1980
CHAMBRE ANÉCHOÏQUE
Vers la fin des années 1970, le fondateur et ingénieur en chef Paul W. Klipsch pousse l'entreprise à développer davantage ses capacités de recherche, d'essai et d'exploration scientifique — s'aventurant plus loin dans la conception des transducteurs, la construction des caissons et l'ingénierie des filtres.
Avec l'ajout d'une chambre anéchoïque (sans écho) à la pointe de la technologie, conçue par PWK et l'ingénieur Jim Hunter, et dotée d'une porte pivotante brevetée de trois tonnes permettant de tester les haut-parleurs de coin, un nouveau laboratoire est conçu et construit à Hope en 1980.
En 2001, une seconde chambre anéchoïque voit le jour au Klipsch Engineering and Technology Center d'Indianapolis, accompagnée d'un laboratoire d'essais et d'un atelier de prototypage, reproduisant fidèlement la chambre d'origine de Hope.

1985
FORTE : LA FIDÉLITÉ EN FORCE
Présenté pour la première fois en 1985, le haut-parleur Klipsch Forte devient l'un des produits les plus emblématiques de l'entreprise, alliant ingénierie acoustique de pointe et fabrication artisanale américaine. Conçue sous l'impulsion du fondateur Paul W. Klipsch et de l'ingénieur en chef Gary Gillum, la Forte visait à offrir des basses profondes, une image sonore précise et une grande efficacité dans un caisson compact, grâce à des innovations telles que les radiateurs passifs, les transducteurs chargés par pavillon et des filtres soigneusement réglés.
Ses performances haut de gamme à prix accessible lui valurent des critiques élogieuses et une demande considérable, entraînant une production tournant à plein régime, jour et nuit, à Hope, en Arkansas. À la fin des années 1980, une nouvelle génération d'ingénieurs Klipsch, parmi lesquels Roy Delgado et Jim Hunter, affine encore davantage la conception grâce à la technologie de pavillon Tractrix et à d'autres avancées acoustiques, donnant naissance à la Forte II, saluée par la critique.
Après des années d'un succès durable auprès des mélomanes, la Forte III fait ses débuts en 2017, mariant des technologies modernes issues du cinéma à la signature sonore dynamique du modèle original.

1989
UNE AFFAIRE DE FAMILLE
À 85 ans, Paul W. Klipsch vend Klipsch & Associates à son cousin issu de germains, l'homme d'affaires d'Indianapolis Fred S. Klipsch, et à son épouse Judy. La fabrication Klipsch se poursuit à Hope, en Arkansas, tandis que les activités commerciales déménagent à Indianapolis, dans l'Indiana, où se trouvaient déjà les autres entreprises de Fred.
PWK reste basé à Hope en tant que fondateur et conseiller, poursuivant le travail sur sa dernière création à pavillon, la Klipsch Jubilee®. L'entreprise est alors renommée Klipsch, LLC, et un nouveau logo est adopté.
Le développement acoustique s'accélère à mesure que le marché du home cinéma prend de l'ampleur. Au cours de la décennie suivante, Klipsch, LLC lance les gammes de produits Synergy, Legend, Quintet, Reference et THX®.

1995
HAUT-PARLEURS POUR HOME CINÉMA ET INSTALLATIONS ARCHITECTURALES
Alors que le format surround 5.1 gagne en popularité pour le visionnage de films à domicile, Klipsch introduit des caissons de basses amplifiés et des haut-parleurs centraux, propulsant l'entreprise vers une reconnaissance mondiale dans le domaine du home cinéma. L'entreprise se positionne également sur le marché de l'installation résidentielle en lançant des haut-parleurs architecturaux et des haut-parleurs tout-temps hautement performants, destinés aux installations multi-pièces et multicanaux. Aujourd'hui, portée par des avancées technologiques et acoustiques constantes, Klipsch demeure un leader dans ces deux catégories.

1997
HERITAGE
Paul W. Klipsch est intronisé au prestigieux Engineering and Science Hall of Fame, une distinction qu'il partage avec Thomas Edison, George Washington Carver et les frères Wright. Le ESHoF récompense celles et ceux qui ont contribué, à titre individuel, à améliorer la condition humaine grâce à l'application de principes scientifiques et d'ingénierie.
Peu après, le terme « Heritage » est introduit par l'équipe marketing de Klipsch pour désigner les haut-parleurs originaux de PWK — parmi lesquels le Klipschorn, la La Scala, la Belle Klipsch, la Cornwall et la Heresy. Cette appellation permettait de distinguer cette gamme de l'offre multicanal, alors en pleine expansion, de l'entreprise.
La mention « Klipsch Heritage Series » signifie que le produit s'appuie sur les créations légendaires de PWK et qu'il est assemblé à la main par des artisans fiers de leur savoir-faire à Hope, en Arkansas — où l'on fabrique des produits audio de qualité depuis 1946.

1999
REFERENCE ET PROMEDIA
Le tournant du millénaire fut une période passionnante pour Klipsch, avec le lancement de l'emblématique Klipsch Reference Series, aux couleurs noir et cuivre, saluée par une critique enthousiaste. Dotée de tweeters chargés par pavillon et offrant un son à fort impact, la Reference Series apporta rapport qualité-prix et son de qualité à des légions de fans de Klipsch, tout en posant les bases des futures générations de haut-parleurs Reference et Reference Premiere, de caissons de basses et de systèmes intégrés.
La même année, Klipsch lance ce qui deviendra le système d'enceintes multimédia le plus vendu de tous les temps : le Klipsch ProMedia. Premier système d'enceintes pour ordinateur à obtenir la certification THX®, il a durablement transformé les attentes du public en matière de son de bureau. Doté aujourd'hui d'un éclairage LED programmable, le système Klipsch ProMedia reste le cadeau parfait pour les étudiants qui partent à l'université comme pour tous les passionnés de multimédia.

2001
CENTRE D'INGÉNIERIE ET DE TECHNOLOGIE KLIPSCH
Après avoir été rebaptisée Klipsch Audio Technologies l'année précédente, l'entreprise lance la construction du Klipsch Engineering and Technology Center à Indianapolis, dans l'Indiana — l'une des installations de recherche et développement en acoustique et en électronique les plus avancées du Midwest.
Aux côtés d'un laboratoire d'essais, de postes de travail dédiés à l'électronique numérique, de salles d'écoute traitées acoustiquement, d'un atelier de prototypage et d'un laboratoire de design industriel, une seconde chambre anéchoïque est construite, reproduisant fidèlement celle du laboratoire acoustique historique de Klipsch à Hope, en Arkansas. Là encore, la fameuse porte pivotante brevetée est installée afin de faciliter la mesure du Klipschorn en intégrant un quadrant de coin.
L'ingénieur en chef de Klipsch (et aujourd'hui conservateur du Klipsch Museum of Audio History) Jim Hunter s'installe alors en Indiana, en compagnie de plusieurs membres de l'équipe d'ingénierie Klipsch, afin de participer à la construction, à l'aménagement et à la mise en service du nouveau site. L'ingénieur Roy Delgado, quant à lui, reste à Hope pour poursuivre le développement des gammes Heritage et Professional de Klipsch.

2002
RIP PWK
Le 6 mai, après toute une vie consacrée, selon ses propres mots, à « maximiser une conception technique capable d'offrir le plus de performance possible dans un espace donné », Paul W. Klipsch s'éteint à l'âge de 98 ans à Hope, en Arkansas. Ce perfectionniste infatigable aura déposé 23 brevets au cours de sa carrière. Un examen attentif de sa pierre tombale révèle d'ailleurs, en bas à gauche, un petit badge « Bullshit ». Hommages et souvenirs affluent alors du monde entier pour rendre hommage à l'un des derniers pères fondateurs de la hi-fi. C'est peut-être Fred Klipsch qui résuma le mieux les choses : « Paul était un génie authentique qui aurait pu embrasser n'importe quelle vocation, mais le monde résonne bien mieux aujourd'hui parce qu'il a choisi l'audio. »
Cette même année, Klipsch présente le tout premier système d'enceintes de cinéma entièrement chargées par pavillon à obtenir la certification THX, fruit des recherches pionnières entamées par PWK dès 1946 avec le Klipschorn.
Deux ans plus tard, lors du Consumer Electronics Show (CES) 2004, Paul W. Klipsch est intronisé à titre posthume au Consumer Electronics Hall of Fame — une distinction créée par la Consumer Electronics Association pour honorer les figures dont la créativité, la persévérance et la détermination ont contribué à façonner l'industrie — aux côtés d'Alan Dower Blumlein, Steve Wozniak, Woo Paik, Norio Ohga, et d'autres personnalités.

2005
LE KLIPSCH iFi
Klipsch fait son entrée sur le marché des périphériques audio en présentant, au Consumer Electronics Show 2005, l'iFi™, primé et premier système stéréo domestique conçu pour l'iPod® jamais créé — offrant un son de qualité tout en permettant l'utilisation de la station d'accueil 30 broches des appareils de lecture iPod d'Apple.
Évolution du design du très apprécié système Klipsch Quintet™ (produit sur cinq générations, de 1998 à 2015), le Klipsch iFi associait deux enceintes satellites Reference RSX-3 MicroTractrix™ précises, chargées par pavillon — dotées d'une base pivotante à rotule permettant une installation autonome ou murale — à un puissant caisson de basses de 20 cm (8 pouces) délivrant 200 watts.
Proposé dans un coloris argenté, il comprenait une télécommande RF, une station d'accueil avec réglage du volume, ainsi que des adaptateurs de station d'accueil pour différents modèles d'iPod. Le lancement du Klipsch iFi s'accompagna d'une campagne publicitaire numérique et imprimée mettant en avant la chanson « I'm in Love » de Geoff Byrd, extraite de son album Candy Shell paru en 2003.

2007
HEADPHONES: TAKE THE CONCERT WITH YOU
Klipsch enters the in-ear headphone market by launching the celebrated Image X10 in 2007. With machined aluminum and anodized copper aesthetics, the X10 provided an audiophile-quality listening experience while touting the ultimate in comfort and wearability. In 2009, Klipsch introduces the award-winning Image S4 and S4i models - the first third-party headset to offer full control of iPhone music and video content - with a unique three-button remote/microphone. The S4i receives a CES Innovations Award the following year. In 2010, a patent is granted for the Klipsch proprietary in-ear headphone oval ear tip design. Creating better isolation and increasing bass response, the ear tips provide remarkable comfort for extended wear. Additionally, that year the Klipsch Image ONE, the company’s first-ever on-ear headphone solution, is introduced.

2011
THE CHANGING OF THE GUARD
Klipsch Group, Inc. becomes a wholly-owned subsidiary of Audiovox Corporation, with its new parent company changing its name to Voxx International in the process. A publicly traded company with a portfolio of consumer electronics brands, Voxx was founded in 1965 by industry legend John Shalam. During the transition, Fred. S. Klipsch moves to the board of directors of Voxx and Paul Jacobs is appointed CEO of Klipsch. A five-year partnership with Live Nation is announced and Indianapolis’ massive outdoor multi-stage amphitheater complex (Deer Creek) becomes the Klipsch Music Center, complete with a replica tin shed and Klipsch retail store, exposing the brand to millions of live music lovers for the first time.